
J'ai toujours considéré les blogs comme l'épanchement narcissique d'adolescents en manque de reconnaissance. Cette volonté, parfois un peu malsaine, d'exhiber ses passions aussi bien que ses points noirs, sentait l'âcre odeur des vies anodines, lesquelles jouent à Bovary. Rêve de rêve quoi ! Et que je te parle de mes problèmes de coeur de bimbos... Et que je te montre que j'aime faire de la mobylette, ou que j'ai bu des bières l'autre jour, et qu'on a vomi dans les poubelles... Bref, autant dire qu'il vallait mieux regarder le jour du Seigneur, ou même la chance aux chansons, plutôt que de se cogner les mièvreries qui pullulent désormais sur la toile.
Et voilà qu'aujourd'hui, moi, le râleur impénitent, je décide de perdre du temps en écriture virtuelle... Alors, tentons, comme il est convenu de le faire, de justifier (je passe mon temps à le dire aux gamins) ce choix soudain et paradoxal. Tout d'abord, ça va me forcer à écrire un peu tous les jours. Je tiens globalement un journal de bord, mais, il faut reconnaître que le blog me forcera à rédiger plus souvent des articles. Et puis, surtout, il pourra me permettre de vous faire partager mes expériences...
Parce qu'il faut bien le reconnaître, même si je ne veux pas véritablement l'admettre, la France me manque parfois. En réalité, c'est plutôt les repères qui sont attirants. Il était si facile de passer des heures à jouer aux échecs à la Perdrix, ou juste boire un petit café à la Brasserie, en lisant peinardement l'Equipe... Mais voilà, ici, l'aligot ça court pas les rues...
Bref, laissez des messages (plutôt de soutien, on fera une boîte à l'entrée pour les réclamations...), et viendez en Egypte, je vous y attends tous avec une grande impatience... En attendant, voici la mise en bouche !